L'allumette craque, la cigarette s'allume, éclaire la nuit du rougeoiement de son halo. L'incandescence s'accroit, pénètre ses bronches, s'évanouit le long de sa marche nocturne. Seul, le long de ses rues vides où le froid se cristallise et fige le temps, seul l'halètement de son souffle le rappelle à la vie. Ses ombres courent le long des murs, comme autant de lui-même traversant son esprit, perdu en lui, prit dans les nœuds qu'il a lui-même tressé et qu'il n'a de cesse de dénouer. Il sait où il va, ses pas le guident, comme à chaque fois. Il a confiance en ses jambes, même dans les moments où son cerveau prend congé, elles lui restent fidèle. Mais cette nuit, ce n'est pas le cas, sa tête n'est qu'engourdit. Les paupières n'autorisent qu'un filet de lucidité - on ne sait jamais - afin que les idées fusent, confuses et indécises et qu'elles envahissent tout l'espace de leur épaisseur, formant un bloc compact et obscure auquel le temps et l'inconscient y poseront des mots, quadrillant et donnant sens à ce qui pour l'instant ne signifie rien, sinon ce qui est arrivé. Il a vu, entendu, senti, touché tout le jour ; en éveil et présent au cruel et au douloureux, comme au tendre, plus rare, c'est vrai. Quand peut-il y songer, y comprendre quelque chose, sinon lorsqu'il n'y a rien à voir, rien à entendre, rien à sentir, rien à touché, sinon ce qui rougeoie entre ses doigts?
Mercredi 8 octobre 2008
Fac Story - Episode 2
Par L'Arrosé du matin le Mercredi 8 octobre 2008, 20:20 - Ma vie, Mon oeuvre.
Sous la couette – 11h45
Ayant dormi dans la limite du raisonnable selon certains adeptes (mais si, ceux à qui le monde appartient), Simon se lève, plutôt en forme. Aujourd’hui, chic, la journée commence à 15h. Mais elle finit à 19, moins chic. Un cours d’Analyse cinématographique, chic ; puis un cours d’Analyse Dramaturgique, moins chic. La prof est chic, certes, mais le cours fait un choc, c’pas chic.
Nous devons momentanément interrompre notre programme. Nous nous excusons de tout cœur pour le comportement inacceptable de nos acteurs. Nous leur avons priés d’arrêter de chiquer ; non parce que franchement ca dégueulasse le lino.
Bâtiment L Salle 218 – 15h
Même groupe que la veille, le cours commence sur les présentations usuels qui emmerdent profondément Simon puis continu sur une projection de la première séquence de Easy street (Charlot Policeman). Début d’analyse, silence dans la salle (normal pour un premier cours), quelques interventions dont une de Simon. Il en sort d’ailleurs assez content ; enfin, on a projeté un film, bordel-c’est-pas-trop-tôt.
Bâtiment L Salle 205 – 17h
Première approche de l’analyse dramaturgique ; ça va chier. La nuit tombe, les paupières aussi. Présentation du schéma actanciel et d’autres trucs comme ca vachement compliqué mais franchement intéressant. Bonus pour ne pas s’évanouir : prêter attention à l’accent italien de la prof. Ça remonte le moral.
Mardi 7 octobre 2008
Fac Story – Episode 1
Par L'Arrosé du matin le Mardi 7 octobre 2008, 16:51 - Ma vie, Mon oeuvre.
Sous la couette – 8h30
C’est heureux que Simon se réveille ; heureux en effet que son géniteur n’est pas eu l’idée de lui passer un p’tit coucou a 7h. En effet, Simon à déjà suffisamment la boite crânienne dans le fondement pour se passer de ce genre d’exubérance affective.
Bâtiment L Salle 307 – Philosophie Ancienne - 10h30
Frétillant de fatigue, café et tartines dans l’estomac, Simon quitte le foyer, impatient de commencer les cours. (nan c’est une blague) Après 43.5 min de trajet, Simon arrive enfin, sans trop de difficultés, à sa salle de cours ; rempli à 130%. Jeune, beau gosse, p’tit costume cintré et barbe de trois jours, le prof de philo se révèle être aussi plein d’humour et de finesse. Comme mue par l’esprit d’Aristote, il gesticule en présentant ses théories et semble exercer la même attractivité sur Simon que sur tous les élèves. Simon savoure avec délectation ces « substances » « essence » « âme » « déterminisme ». Aaaah ! Quel bonheur pour Simon de sentir ses philo-neurones s’agiter jusqu’au bout de ses orteils. Les deux heures s’écoulent progressivement sans que quiconque manifeste le moindre signe de lassitude.
La terrasse – 12h35
Simon, après avoir accompli la moitié de sa journée de cours, rejoint ses amies dans l’une des cafeteria de l’Université. La qualité et à la hauteur du prix : bas. Mais peu importe, Simon est content, et puis il n’a pas très faim. Après une pause déjeuner expéditive (30 min de pause, dont 10min aller/retour du bâtiment à la cafet’ + 10 min de queue), Simon quitte ses sympathiques camarades pour son deuxième cours de la journée.
Bâtiment L Salle 308 – Lire et écrire sur le cinéma - 13h
C’est une toute autre ambiance qui accompagne les 10 min de retard de Simon. Une salle à moitié rempli, avec un prof qui adule probablement les JdR, l’Heroic-fantasy et/ou la SF. Voyez, un truc dans le genre. Passons ses gestes indécis, hésitants et tremblotants – on ne peut pas demander à tout le monde une parfaite maitrise de son stress – pour se pencher plus en profondeur sur son incapacité à faire fonctionner un magnétoscope, qui débouchera sur une relecture de ses feuilles - il garde en effet le nez dedans – et le raccourcissement d’1/4 h de son cours. Simon doit avouer qu’il s’emmerde un peu plus qu’au cours précédent, même si le sujet reste intéressant, puisqu’il porte sur l’analyse filmique…
Simon fera il face aux cours du lendemain ?
Samedi 4 octobre 2008
Sic
Par L'Arrosé du matin le Samedi 4 octobre 2008, 16:29 - La société pue
Il est naturel chez l’homme de regarder de haut celui qu’il croit être en
bas.
C’est une erreur.
Car être sorti du placenta plus tardivement qu’un autre ne signifie en aucun cas une quelconque infériorité. Une infériorité mentale, certes, une infériorité physique, souvent. Mais en aucune façon une infériorité humaine, il ne peut pas y avoir d’ordre de grandeur dans l’individualité. Certains l’ont crus, d’autres le croient et alimentent ainsi la merde déjà existante. Mais je ne veux pas parler de ce mépris là. Il y aura toujours, beaucoup, partout, des connards. Ce n’est pas de ca qu’il s’agit.
J’ai plutôt envie de parler de ceux qui pensent respecter l’autre, en toute sincérité, mais qui malheureusement ne se rendent pas bien compte de ce qu’ils dégagent. Gentiment, fraternellement, le plus amicalement et le plus honnêtement du monde ils te rappelleront que tu es plus jeune qu’eux. Ils en sont amusés ; jamais avec méchanceté. J’ai toujours un peu côtoyé des gens plus âgés que moi. De quelques années, rien de bien méchant. Et je constate que c’est un phénomène récurent, comme incontrôlé, qui concerne plus particulièrement les 25-30 ans (mais pas seulement). Pourquoi ? Je pense que puisque se considérant comme adultes a part entière, leur image des adolescents ou du jeune adulte que je suis se fausse. Se rappelant vaguement de leur vie à cet âge, ils la trouvent sans doute puérile ou inconsciente et applique cette perception qui n’est pas forcement juste à tous les individus concernés qu’ils rencontrent. Je regrette mais c’est une réaction parfaitement ridicule. Non mais ce n’est pas parce qu’ils étaient cons à 18 ans que je le suis aussi. Encore une fois je ne les blâme pas – cela étant fait inconsciemment et sans violence – mais qu’est ce que ca dénote sinon l’immaturité qu’ils croient déceler chez moi ?
Cela est dit sans aucune prétention. Ce qui me différencie de ces individus, c’est l’expérience et la connaissance ; deux éléments qui suscitent du temps. Mais la capacité de jugement, d’analyse, de perception du monde qui m’entoure ne dépend pas de la quantité d’expérience et de connaissance mais de l’usage et du profit qu’on en a tiré. Même sur une petite parcelle de savoir, on peut construire quelque chose qui ne fait appelle à rien d’autre que son bon sens. L’huitre ne fait-elle pas sa perle sur un grain de sable ? Non ? Si, bon, ben, alors, arrêtez de dire des conneries et moi j’arrêterai mes exemples en papier mâché.
Le problème, c’est que des gens parfaitement délicieux au demeurant me deviennent foncièrement antipathiques uniquement pour cette raison. Eh oui.
Qu’est ce que l’âge, tant qu’il n’est pas un obstacle à l’échange ?
C’est tragique, parce qu’ils en ont des choses à m’apprendre ; comme beaucoup de ceux qui sont partis dans la course avant moi. S’ils m’aidaient à courir dans mon premier tour, je courrai mieux au second. Certains le font, d’autres font des croches pieds, en espérant une chute, fatale peut-être ; sans doute craignent-ils la concurrence. Mais je ferais toujours le choix de me relever pour observer leur jeu et continuer le mien. Et plus le temps passe plus je le comprends. Plus le temps passe, plus je le méprise. Au tour suivant, je pourrai les démolir.
Et pourtant, pourtant, je n’en ai pas vraiment envie. Parfois si, comme ça, en passant, sous le coup de l’émotion, mais je ne cherche pas à l’avoir. Parce que je pense que ceci ne serait pas cela si l’emploi qu’ils font de leur conscience était plus grand. Et que j’espère, encore et toujours. Parce qu’il existe des gens bien – et vous entendrez ce que vous voudrez par « bien » - et que je pense que chacun est une conscience en puissance. Et que cette conscience peut rendre bon. Ça peut prendre du temps ; s’améliorer avec. Mais aussi régresser au point qu’il soit trop tard.
Et ca, Messieurs, Mesdames, c’est très con.
Mercredi 28 mai 2008
Satta
Par L'Arrosé du matin le Mercredi 28 mai 2008, 13:54 - Ma vie, Mon oeuvre.
Première réelle déception depuis longtemps : Refusé dans les trois BTS Audiovisuel auxquels j'avais postulé. Rien de dramatique en réalité puisque c'est cette réalité - celle de ma situation scolaire : Littéraire - qui en est la cause. En fait, je sais que si je n'arrive pas par un autre moyen à vivre jusqu'au bout ma passion, c'est qu'elle n'était qu'illusoire ; et ne valait donc pas le coup. J'ai foi en ce que j'aime ; et c'est loin d'être une chose évidente. Parce que dès lors qu'on oriente sa vie dans sa direction, on prend le risque de réaliser plus tard que ce n'était pas le bon choix. Faire le bon choix : Rien d'évident la dedans, surtout à 18 ans. Je crois que j'ai peur de ne plus ressentir autant à travers la musique. Comme si elle pouvait m'échapper, me glisser entre les doigts et que je me retrouve alors seul avec moi-même. Ça ne veut pas dire qu'elle est l'unique chose qui motive ma vie, mais c'est elle qui m'a permis de me trouver. C'est donc la peur de perdre ce qui m'a révéler à moi-même qui est en moi. Comme si cette "révélation" disparaitrait si je perdais ce qui l'a permis. Alors que je ne peux pas revenir en arrière, que je ne peux pas supprimer ce que je sais de moi. Petit coup de mou donc, alors que je me trouve dans une période de joie certaine. Coup de mou légèrement accru par un mauvais temps qui fait son retour. J'ai besoin du soleil pour aller bien, c'est évident. Ce qui me fait réaliser que j'ai intérêt à vivre dans un pays chaud, moins évident. On verra. En attendant, le BAC approche et sa part de stress avec. Stress évidemment contrôlé mais impossible à réprimer. J'ignore si cette petite lassitude vient plutôt de l'échec en lui-même - alors que j'ai eu une année plutôt réussi, scolairement j'entends - ou plutôt de ne pas pouvoir faire l'année prochaine ce que je crois être bien pour moi. Mon texte n'a pas beaucoup de lien logique mais ça ne l'empêche pas de rester intelligible.
Je suis déchiré entre mes pieds sur terre et mon esprit dans les nuages.
Peut-être.
Lundi 14 janvier 2008
Philosophie DM 3 : B. Pascal
Par L'Arrosé du matin le Lundi 14 janvier 2008, 18:01 - Ma vie, Mon oeuvre.
''Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt ; si imprudents, que nous errons dans des temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons à ceux qui en sont plus rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige ; et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver. Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons point au présent ; et, nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitables que nous ne le soyons jamais. Blaise Pascal, Pensées (1670), fragment 172''
Appreciation : 13+ (meilleur note du sujet). Voila un devoir qui malgré les défauts à trouvé sa densité. Vous êtes en bonne voie, continuez. Avec un peu de culture philosophique vous pourriez ouvrir des perspectives à la fin.
Mathématicien, physicien, théologien et philosophe français du 17ème siècle, Blaise Pascal fut célèbre, entre autres œuvres philosophiques, pour ses Pensées, ouvrage publié à titre posthume. L’extrait étudié en est tiré ; il traite du temps, et plus particulièrement du rapport de l’homme au présent et évoque ici la difficulté que l’homme a de s’y accrocher. Pourquoi l’homme fuit-il le présent ? Pourquoi l’homme devrait-il vivre au présent ? Autant de questions auxquelles Pascal tente de répondre, tout en maintenant l’idée que s’il veut être heureux, l’homme doit vivre au présent. En quoi le fait de se concentrer sur le présent comporte-il une promesse de bonheur ? C’est ce à quoi le texte essaye de répondre, en commençant tout d’abord un constat quant à la relation entretenu par l’homme avec le présent, puis, en en donnant les causes, les raisons qui amènent cette relation pour enfin aborder les conséquences de celle ci sur notre vie.
Dimanche 9 décembre 2007
Pennac ou les durs souvenirs
Par L'Arrosé du matin le Dimanche 9 décembre 2007, 20:46
Je viens de finir Chagrin d’école de
Pennac. Lu pendant le Week-End. C’est rare que je lise autant dans un aussi
cour lapse de temps mais j’éprouve ces derniers temps quelques besoins de
lecture. De lecture, Pennac en parle beaucoup dans son dernier livre, et
surtout de littérature. Rien d’étonnant pour un prof de français. En mon âme et
conscience, le livre pourrait se diviser en deux parties aux limites floues
(lui le divise en 6) l’une où il parle de son propre passé d’élève – de cancre,
pardon - et l’autre où il dresse le portrait de l’élève moderne, et de son
évolution depuis l’époque de sa jeunesse à lui ; le tout perché sur son
estrade de professeur, (c’est à dire, un bon 15cm, ben oui ça fait pas haut) On
se dit –ou je tout seul, peut être - à la fin du roman que franchement c’était
le professeur idéal, si parfait même que si je l’avais eu j’aurai réussi dans
la vie merde alors et qui vit par et pour ses élèves ; dans les limites
des heures de cours exigés par l’Education Nationale bien sur. Mais que tout de
même on aurait tous voulu l’avoir comme prof de français et que franchement
quelle idée d’allait donner des cours à des élèves de seconde zone de la
banlieue industrielle de Lyon ; non je plaisante. Deux sentiments m’ont
habités tour à tour en lisant : de l’intérêt, d’abord ; de l’ennui,
ensuite. De l’intérêt d’abord pour la façon qu’il a de présenter le ressenti et
la douleur du cancre, que je fus et dont je garde encore les séquelles à
travers ma difficulté passagère à me mettre au travail sérieusement et mes
problèmes de méthodes. Enfin passons c’est pas le sujet. De l’ennuie ensuite,
parce que malgré une présentation des problèmes scolaires sincères et pleines
d’émotions, l’apport que j’en ai tiré reste maigre et la prose élégante du cher
Daniel, aussi bien elle me plait dans un premier temps autant elle peut réussir
à me les gonfler dans un second. Il n’en reste pas moins que j’eus éprouvé du
plaisir à sa lecture et même si ça fait mal au cul de dépenser 20€ pour du
papier, et ça fait cher (Editions Blanche, je précise) sa veau tous de même le
cout.
Jeudi 6 décembre 2007
Celui qui n'est pas philosophe accuse les autres quand tout va mal, celui qui commence à être philosophe s'accuse lui-même.
Par L'Arrosé du matin le Jeudi 6 décembre 2007, 12:38
Mme P. a deux enfants – qui n’ont pas fait de classes prépas -, elle aime les chapeaux mais n’en porte plus, elle travaille dans 4 lieux différents, se lève tous les jours à 4h du matin et oublie régulièrement d’éteindre son portable. Mme P. est ma professeure de philosophie et j’exagère en commencent de la sorte parce qu’elle ne raconte pas sa vie. Ou si peu. C’est elle qui par le plus grand des hasards scolaires m’enseigne cette complexe mais envoûtante discipline. Loin d’être déçu, je n’aurais souhaité aucun autre professeur. Je ne peux pas dire que la philosophie m’a ouvert les yeux. Ce serait trop modeste de ma part parce que comme beaucoup de gens, des questionnements m’habitaient déjà avant, alors même que je ne présumais pas qu’ils étaient philosophiques. Je ne peux pas dire non plus que la philosophie m’a apporté des réponses puisque ce n’est pas son but. Disons plutôt qu’elle m’a permis de clarifier certains points obscurs, de m’ouvrir de nouveaux horizons questionnaires (ça se dit ça ?) et de me conforter dans certaines idées sur la vie et les choses qui m’entourent. Comme la plupart des gens débutant la philosophie, il m’arrivait en début d’année de lancer à la volée des conceptions philosophiques qui ne m’étaient pas propre mais qui me plaisant s’étaient conservées dans un recoin de mon esprit. Mais j’ai réalisé depuis que la philosophie ce n’est pas des cours, des leçons, des auteurs, des écrits mais tout simplement ce qui est. Qu’elle fait partie de tout, qu’elle est tout. Comme les mathématiques dirigent l’univers physique, la philosophie dirige l’univers spirituel. Et ce qui est beau en philosophie, à la différence des mathématiques, c’est qu’on peut choisir. Choisir non pas la façon dont notre cerveau recevra l’information mais choisir les conclusions qu’il tirera de ses dernières. Dans l’univers physique on ne peut pas choisir si une rose est blanche ou rouge, si ma petite copine fait des crises d’hystéries ou pas, si mon pantalon à des trous sans raisons apparentes. C’est pour cela que je ne comprends pas les gens qui s’enferment dans certaines idées, qu’elles découlent de leur propre volonté ou qu’elles aient été insufflées par d’autres. Qu’ils choisissent de manifester ces dernières avec certitude, libre à eux, mais qu’ils soient convaincus de leurs justesses c’est autre chose. Certains riront, en me disant que je passe mon temps à affirmer les choses, ce qui est vrai, mais ce sont des choses concrètes, établies. Si untel à fait cela, ce n’est pas contestable. Je n’affirme jamais mes convictions et conceptions comme étant absolu ; j’essaye plutôt de montrer pourquoi elles sont miennes. C’est cela que mes camarades de conversations n’arrivent généralement pas à comprendre. Ils mélangent ce qui est physiquement et ce qui est pensé lorsqu’ils ricanent en m’entendant tenir ce genre de propos : « Comment ? Toi, Simon, tu dis ça ! Alors que tu passes ton temps à tout contredire ! » Qui a t’il de mal à contredire si on voit quelqu’un affirmer des choses sans fondements et le voir se ridiculiser, c’est plutôt lui rendre service que de le mettre face à son caca. Non la j’exagère. C’est pour cela que j’essaye de le faire de manière soft. Et surtout je reconnais mes torts, alors oui, ça me fait mal aux fesses en général mais j’admets m’être trompé. Alors oui bon ça fait pas longtemps mais il y a un début à tout.
Samedi 24 novembre 2007
Chti' Up!
Par L'Arrosé du matin le Samedi 24 novembre 2007, 12:04 - Ma vie, Mon oeuvre.
Comme certains l'auront peut-être constaté, je ne poste plus d'articles sur le blog ces derniers temps . Ma vie etant tellement chargée (Ahah genre) que je n'ai plus vraiment le temps de rédiger de longs articles dans mon style si unique et profond dont tant de comtesses autrichiennes ont vanté les mérites. Entre les études que j'accomplis certes pas au maximum de ma capacité mais tout de même, je bosse hein ; Ma vie musicale qui prend une place de plus en plus préponderante au quotidien (et d'ailleurs ==> mon Lastfm ) ; mes projets d'études récents (BTS Audiovisuel Option Son, pas evident quand on sort de L) et le reste, ce n'est pas que je n'ai plus de temps à moi, phrase relativement stupide dans la mesure où ces activités sont miennes mais plutot que je n'ai pas vraiment le temps de revasser malgré mon gout pour l'ecriture toujours aussi bouillonnant. je pourrais parler musique, mais ca gonflerait tout le monde. Bon je n'ai pas dis tout ca pour rien mais plutot pour annoncer que je vais essayer de réecrire au moins quelques articles d'ici noël.
Mercredi 12 septembre 2007
You Can Get It If You Really Want
Par L'Arrosé du matin le Mercredi 12 septembre 2007, 18:11 - Ma vie, Mon oeuvre.
Nouvelle année, nouvelle vie. Est-ce excessif de dire ça ? Peut être. C’est en tout cas l’occasion d’entamer un nouveau départ, précédé de l’échauffement que fut ma Première. Apprendre à travailler d’une part mais plus important encore découvrir la vie de jeune adulte, avec tous les plaisirs et les douleurs qu’elle comporte. Nouvelle vie faisant table rase de l’adolescence pure et de sa crise, celle ou l’on se cherche beaucoup mais ou l’on se perd surtout, dans un fatras d’incompréhension, de pourquoi et de comment. Comment décrire la sensation qui m’habite, celle de plus de calme et de sérénité, celle de se sentir reposer sur le mur que l’on a bâti durant des années et qu’un géant nommé la vie n’avait de cesse de démolir, comme pour nous pousser à ne que mieux le reconstruire, plus solide, plus renforcé qu’avant. Et maintenant qu’il tient debout je n’aspire qu’à sommeiller sous son ombre protectrice. Mais je ne sais que trop bien qu’il s’écroulera à nouveau et qu’il me faudra alors recommencer.
Nouvelle année, disais-je où bien que les cours ne me semblent quand même pas une partie de plaisir - d’autant que le bac, celui que tout le monde craint, celui qui habite chaque phrase de mes professeurs, approche, - la vie me semble plus douce, plus simple mais à la fois pourtant si complexe, si dense. La terminale, les premiers cours de philosophie qui me passionnent tant, les cours d’allemand qui me paraissent plus simple, les cours d’histoires qui m’intéressent toujours autant, les cours de sports qui me les cassent toujours autant. C’est une année clé autant d’un point de vue scolaire que personnel. On n'est pas sérieux quand on a 17 ans, cette phrase si souvent répétée prend tout son sens cette année. certes, on est pas sérieux mais on nous demande tout de même de l’être…hum.
Comment expliquer ce plus de sérénité ? Elle découle bien entendu d’un surcroît de maturité, mais aussi de la découverte d’une passion, la musique. Qui a t’il de plus merveilleux? Qui a t’il de plus merveilleux qu’une chose non définissable tant il apporte de satisfaction et de plaisir, tant elle est moi. Et s’en passer n’est pas douloureux, cela ne fait qu’exciter le bonheur à venir. Le fait que d’écouter un morceau me fasse tout oublier, de devenir ce morceau, d’avoir de la joie rien qu’en pensant à un air, le fait que cela me rende bien, et que l’effort et le temps dépensé à cela n’a aucune espèce d’importance.
Bien sur tout n’est pas que paix et sérénité mais chacun sait que les chutes ne sont là que pour mieux nous aider à remonter.
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